Une passion très ancienne pour le son

 

La quête de la perfection est un raffinement de l'existence…


Ma passion pour le son vient autant de l'hédonisme que du désir de partager, de révéler des sensibilités, des émotions enfouies par la routine, par le non émerveillement.

(Paul Kandiski, Composition n°8)


Le son fait rester vivant !

A chaque écoute sur un grand système haute fidélité, quel sentiment étrange de permettre à des gens de retrouver une sensibilité qu'ils ont en eux mais ne pratiquent pas toujours comme ils le voudraient. Quelle école d'attention aux plus infimes détails, quel développement de l'acuité, quelle ouverture d'esprit ! Et quels moments de réflexion sur les relations entre information et émotion ! La Hifi n'est pas toujours ce que l'on croit, c'est-à-dire un simple étalage vaniteux, mais une sorte de quête de la perfection.





Le son, l'acoustique, la psycho-acoustique, la haute fidélité sont des domaines de passion qui permettent d'augmenter son acuité sensorielle tout en se faisant plaisir.

Un bon enregistrement, d'où l'émotion s'exhale naturellement, sans aucun trucage, représente une détente intense et parfois un moment de partage extraordinaire avec les autres auditeurs.

On est passif, certes, mais on se découvre des capacités d'écoute et de différenciation nouvelle.


Ensuite on écoute et on perçoit autrement, on jouit davantage de l'instant sonore qui passe.

Voir ce qu'en pense le Dr Auriol à propos de psychoacoustique.

Les rapports avec la distanciation ne sont évidemment pas fortuits,
de même que la proximité avec le plus grand chercheur en communication français : Abraham Moles qui fut - aussi - un des créateurs de La Revue du Son.









DERNIERES MODIFICATIONS DU SITE



10/11/2019 : Intégration de la ROSITA BETA NEW et propos sur la Haute Résolution…

5/4/2018 : Intégration du préampli MIMESIS 2 au système.

7/1/2017 : Nouveau compte rendu d’écoute du MIMESIS 3 comparé au SR.

23/11/2016 : Descriptif d’un nouvel Ampli, un Golmdmund MIMESIS 3 et refonte partielle du site avec pages restructurées.

20/09/2015 : Mise à jour sur les nouvelles recherche de Goldmund.

27/01/2014 : Mise à jour de toutes les pages, relectures et actualisations de quelques liens.

20/12/2013 : Nouvelle Rosita - Mise à jour majeure avec beaucoup de changements, le module V3, le PlugIn, etc.

15/2/2012 : Précisions techniques diverses

12/01/2010 : Révision générale, nouvelles photos et précisions techniques, nouveaux liens et nouveaux câbles Esprit Lumina.

8-12/12/2009 : Des nouveaux câbles arrivent ! Les Eterna de Esprit Câbles ! L'épopée de leur écoute…

20/11/2009 : Nouvelle section sur la PRISE de SON à l'occasion de mon récit d'expérience avec le NAGRA Ares M2 (une vraie merveille).

9/06/2009 : Signets vers un site de passionnés de Hifi Vintage, en particulier sur les Tuners Marantz de la grande époque.

12/03/2009- Mise à jour sur iPhone et Remote et quelques corrections.

6/04/2008 -Texte d'Abraham Moles sur la haute fidélité et textes et des photos sur la fonction Télécommande de l'iPhone d'Apple.



Un immense merci aux contributeurs qui me mettent des courriels. Je suis surpris du «succès» de ce modeste site…

J’ai souvent des échanges très riches avec des passionnés, ou des demandes techniques si précises que je dois les réorienter vers des spécialistes.  


J'y réponds toujours. N'hésitez pas, c'est un GRAND plaisir d'échanger sur une passion commune. N'hésitez pas non plus à utiliser les liens direct vers les personnes ou les marques citées. Sur les réseaux consacrés à la Hifi je suis souvent jlmich sur LS3/5A ou Goldsita sur HomeCinema








 

La musique en ligne


L’évolution est inéluctable. Les sites pirates du début des années 2000 comme Deezer ont ouvert la voie d'abord au téléchargement légal, genre iTunes, puis, depuis 2015 au streaming intégral.

Commençons par le seul site français consacré au téléchargement et au streaming :


Qobuz


Depuis le temps que j’attendais une alternative à iTunes, j’ai accueilli Qobuz avec beaucoup d’intérêt et fait partie de leurs premiers acheteurs.

Certes iTunes a - ou avait ? -  beaucoup de qualités. Apple a créé quelque chose d'extraordinaire, et avec la Rosita, on dispose d’un lecteur de très haut niveau.

Mes reproches à iTunes sont d’un autre ordre mais, à la longue, des défauts m’agacent de plus en plus :

  1. Les changements d’interface, en particulier la perte des effets graphiques sur les pochettes de disques.

  2. La non prise en charge des meilleurs standards de diffusion : au moins en AIFF pour conserver les informations des CD.

  3. La non prise en charge des nouveaux format Haute définition, comme le 24 bits et les échantillonnages modernes, 96 et 192 KHz.

  4. L’absence d’ information sur les albums ! C’est le pire de tout. On n’a rien des détails donnés sur les pochettes.

  5. L’absence d’infos sur les interprètes. Ceci rejoint ce qui est dit au dessus.
    En 2002/2005, en phase de démarrage, c’était acceptable, mais plus aujourd’hui. iTunes devrait donner l’exemple et mettre en ligne les documents d'accompagnement des disques !


Face à tous ces griefs, Qobuz (société française) a apporté à l’origine d'excellentes réponses en matière de qualité des fichiers. En fait HD Tracks a lancé le mouvement, mais il était inaccessible en France à ses débuts.

J’achète encore parfois chez Qobuz, même s’ils sont chers, beaucoup trop chers.

Un de leurs responsables m’a répondu que c’étaient les éditeurs qui les obligeaient à pratiquer ces tarifs de folie… On retrouve le modèle de l’édition imprimée et le manque de succès de l’édition numérique. A terme, ils s’enterrent eux mêmes.

La solution viendra - c’est sûrement un paradoxe - des grands groupes (genre GAFA) qui feront plier les Majors de l’édition en les forçant à descendre les prix.


C’est exactement le même problème que pour l’édition : comment justifier qu’un enregistrement soit à peine 20% moins onéreux que le fichier équivalent à télécharger ? Au nom de quoi ? Sûrement pas pour les droits d’auteur (je sais de quoi je parle dans le domaine de l’édition des livres…).

Cette politique est idéale pour pousser au piratage. Les fichiers devaient approcher de la moitié du prix des CD, voire moins. En plus, pas de livrets sérieux, pas d’indication systématique de tous les interprètes, pas d’indication normalisée des pistes (il faut les indiquer soi même) !

Souvent, je préfère acheter des beaux CD sur Amazon pour moins cher que les fichiers Qobuz…



Le streaming, c’est l’avenir ?


A l’origine, je n’étais pas prêt et même plutôt contre.

C’est certes extraordinaire d’avoir accès à toutes les musiques du monde, mais j’ai trop l’impression que d'acheter du temps de musique désacralise celle ci. Je le comprends pour l’écoute de fond sonore, pas pour l’audition des œuvres !


Avec du retard, Apple Music est passé du téléchargement au streaming et s’est très vite imposé derrière Spotify dont l’interface est assez bien conçue et le service correct pour son prix.

Tidal comme Qobuz ont  fait le choix de la Haute résolution dès leur création, mais avec plus de titres et à des tarifs moins onéreux pour le premier.

Contrairement aux spécialistes du streaming vidéo, les sites musicaux offrent des catalogues immenses. Quand on cherche une œuvre sur Spotify, Deezer, Music, et dans une moindre mesure chez Tidal ou Qobuz, on est presque certain de la trouver. C’est impossible sur Netflix ou chez ses concurrents. De plus, les petits éditeurs ont leur chance, à condition qu’on les connaisse…  Certains comme Qobuz essaient de les promouvoir face aux Majors, mais c’est le public qui décide.

Bref, le marché évolue plutôt dans le bon sens. Facilité d’accès, coût réduit, qualité en hausse.



Le rapport à l’œuvre et à l’auteur


Comment fonctionne le modèle économique du streaming ?

J’ai cherché des informations sur la rétribution des musiciens et je n’ai rien trouvé de pertinent en français. Les sites retiennent de 30 à 40% hors taxe sur les recettes. Le reste est partagé entre les éditeurs, les auteurs et les interprètes selon des pourcentages très différents.

Les auteurs s’y retrouvent-ils ?

Ce point est pour moi essentiel (en tant qu’auteur et éditeur de livres numériques).


Ce serait le moment de reprendre la vieille idée de Victor Hugo, quand il fut président de la Société des Gens de Lettres. Il préconisait un domaine public universel payant grâce auquel on pouvait rétribuer les jeunes auteurs.

Pourquoi ne pas réintroduire cette idée ? Avec l'informatique, il est facile de prélever des droits sur le domaine public et de le reverser aux auteurs vivants selon des processus à définir (pourcentage équivalent pour tous ou péréquation en fonction de critères à définir).

Mes réticences initiales contre le streaming tiennent à cette question de la rétribution des auteurs. Le streaming est né dans le gratuit. Comment faire comprendre aux gens qu’il est nécessaire (ou moral ?) de payer pour écouter ?

Quand on achète un livre ou un disque, on sait qu’on paie -entre autres l’auteur - mais quand on souscrit un abonnement mensuel ou annuel, on perd ce lien direct avec le créateur.

La solution est sûrement à chercher du côté du juste prix à payer, de l’idée de segmenter en fonction de la qualité (réelle ou supposée…), et de la nouveauté ou de l’exclusivité.

Qobuz va bien dans ce sens mais à des tarifs injustifiés même s’ils y sont obligés par les éditeurs comme un de leurs représentants nous l’a déclaré en novembre 2019 chez Hifi Link.


Au delà des aspects économiques, il reste la question du rapport à l’œuvre et au créateur.

Au fond, quand en 2007, mon iPhone tout neuf permettait de piloter ma discothèque via la Rosita, j’avais accès à un peu moins de 2000 albums de CD stockés sur un disque dur sur lequel je les avais ripés.

En 2019, avec une télécommande Music, Spotify, Qobuz, Tidal ou autres, j’ai accès à des millions de titres, y compris des albums que je n’avais jamais trouvés dans le commerce.

Ainsi, je savais que Keith Jarrett avait enregistré les Variations Goldberg de Bach, mais je ne l’avais jamais entendu. En tapant Jarret et Bach sur Spotify, je suis tombé dessus directement et j'ai pu entendre la différence avec l’interprétation de Glenn Gould, qui reste ma version de prédilection. Et de même pour plein d’autres artistes en classique, en jazz ou en chanson.

Si la qualité est là - aujourd’hui, c’est le cas grâce aux réseaux à bon débit (bon ADSL ou fibre optique), pourquoi ne pas en profiter ?

Surtout si le soft me propose des enregistrements alternatifs ou proches (à la Amazon…) sans m'imposer le flot du grand public ou des choix absurdes ou truqués comme Netflix qui nous propose n'importe quoi quand il n’a pas la référence pour nous garder spectateurs captifs…


En résumé, d’une attitude sceptique, pour le rapport à l’œuvre, je suis passé à une attitude de grand intérêt devant l’ouverture culturelle permise par ces systèmes.

Ce qui ne résout pas la question de démocratisation culturelle pour ceux qui ne sortent pas du flot grand public et sa qualité souvent médiocre.

Mais au fond, c’est leur problème et pas le mien non ?


Jean-Luc Michel

 

SITE de JEAN-LUC MICHEL DEDIE

AU SON ET A LA HAUTE FIDELITE