Le futur des flux dématérialisés

UNE NOUVELLE Rosita en 2019 … ET DE NOUVELLES QUESTIONS

 

Evolution ou Révolution : La Rosita Beta New

db system pratique une politique de mise à jour permanente pour permettre à ses (heureux) clients de participer à l’évolution de la technologie.

Jusqu’en 2017/2018, il ne s’agissait que de suivre les upgrades de iTunes d’Apple et de proposer de légères améliorations du rendu sonore. En 2018, Apple a bloqué iTunes en interdisant. les plugins extérieurs. J’avais choisi de conserver un OS ancien (El Capitan) et une version d’iTunes contemporaine pour préserver la compatibilité et la stabilité entre tous les ordis  de la maison. Disons le, j’étais fort satisfait de cette configuration : un iMac 24 pouces de 2009 comme ordi principal envoyant les images vers un vidéoprojecteur Leitz Pradovit D1200 et le son vers le système hifi via VLC et la Rosita, acquise en 2007 et upgradée en version V3 en 2013. J’avais configuré un réseau propre à la Rosita pour ne pas perdre de bande passante.

Entre temps, db system a proposé une nouvelle interface, en fait un vrai lecteur de flux indépendant de iTunes, nommé Rosita Engine, malheureusement incompatible avec ma borne, sauf à la mettre à jour, mais dans une version limitée et fermée à toute autre évolution future.

Evoluer ou stagner, telle était la question… Il faut dire que stagner à ce niveau, ce n’est déjà pas si mal. La preuve, j’ai attendu quelques années sans plus m’en préoccuper.

Après des heures de lectures, de discussions et de réflexions, j’ai finalement opté pour un renouvellement complet, grâce à la généreuse politique de mise à jour de db system, pour une New BETA R, sûrement leur dernier modèle purement wifi.


L’APPORT DE LA ROSITA NEW BETA R

Si la mise en route de la machine est extrêmement simple, la configuration de l’application Rosita Engine l’est nettement moins. Il a fallu l’aide téléphonique de Stefan Bellity pour y parvenir, notamment sur les questions de protection de leurs autorisations d'usage. En fait, si on suit scrupuleusement les instructions, on y parvient assez vite, mais les utilisateurs de macs (depuis 1984 pour moi…) aiment bien se débrouiller seuls, sans lire les modes d’emploi !…

Ci-dessus, la nouvelle Rosita BETA NEW R a pris la place de son aïeule, la soucoupe. Laquelle pourra vivre de nouvelles écoutes dans notre maison de campagne.

Il faut d’abord bien comprendre que le Rosita Engine n’est pas un plugin (interdit par Apple), mais un véritable soft indépendant (c’est pourquoi il est dénommé moteur…). Ensuite, il convient de le configurer correctement : la création d’un réseau distinct (comme j’avais avant) n’est pas pratique pour communiquer avec les autres machines. Mieux vaut installer la borne Airport Express de la Rosita comme simple connexion au réseau wifi existant et pas comme un remplacement ou une extension.

Ces manips (pas toujours évidentes si on a une installation un peu complexe comme la mienne avec du home cinéma sans lecteur de DVD dédié), on peut passer à l’écoute une fois que la machine a commencé à se rôder.

De plus, le raccordement à l’Engine se fait naturellement à partir d’autres sources pilotées sur d’autres machines (autres ordis, iPads ou iPhones), mais moins facilement de l’ordi maître.

Ainsi, on peu écouter une source de streaming, comme Music (Apple) ou Spotify (écran ci-dessus) envoyée directement sur le système via un iPad ou un iPhone. Même s’il s’agit de MP3 amélioré à 380 Kb/s, l’Engine fait un sacré travail en rendant l’écoute confortable et agréable. Certes, retrouver le même enregistrement en AIFF (par ripage de CD de ma discothèque) montre une différence sensible, mais honnêtement, pour une écoute un peu distraite, on est bluffé, surtout s’il s’agit de disques bien enregistrés et mixés. Ainsi l’émouvant I remenber Clifford de Stan Getz et Kenny Barron dans People Time s’en sort plutôt bien en MP3 avec toute la souplesse de l’interface Spotify. La localisation est imprécise, les crêtes du saxo sont émoussées, le piano est en retrait, etc. Mais c’est facilement écoutable, surtout si on ne connait pas la version CD…


Dès le début de l’écoute, quelques évidences s’imposent :

  1. -Très nette différence, plus grande que le passage à la V3 de l’ancienne machine (la soucoupe).

  2. -Première impression : les sons semblent encore plus «en phase» : tout arrive ensemble, il n’y a plus de micro-décalages temporels auxquels l’oreille serait sensible selon certains spécialistes (cf. le commentaire sur l’article de Goldmund ci-contre où l’on évoque le dix millième de seconde). On suit mieux le rythme de la musique, qui, du coup, devient plus «naturelle», plus impliquante. Ceci serait-il dû au plus gros buffer qui envoie de plus gros paquets de données ?

  3. -Seconde impression : Soubassement plus dense. Ce n’est pas qu’on ait vraiment plus de grave, mais que l’ensemble des basses est plus présent, plus proche du ressenti faxe à un orchestre symphonique. De même pour les aigües qui filent encore plus haut et en continuité avec les sons moins aigus. Attention, je parle d’une meilleure cohérence pas nécessairement d’une meilleure performance. Là encore, c’est la globalité du message qui est améliorée, pas les fréquences considérées isolément les unes des autres.

  4. -Troisième impression : les sons apparaissent plus «charnus», on «croque» dedans, comme certains vins qui laissent une plus grande trace en bouche. On se rapproche de l’éternel vinyle. C’est très sensible et très agréable. Le plaisir d’écoute s’accroit notablement.

  5. -Quatrième impression (assez classique quand on monte en qualité) : moins d’agressivité dans certains aigus, surtout lorsqu’ils sont mélangées entre eux comme des cuivres dans un big band de jazz et plus grande douceur d’ensemble.

  6. -Cinquième impression : pas d’effet négatif (ça peut arriver quand on change un élément), genre gonflement des basses ou réduction de la rapidité des attaques.

  7. -Au final, un gros progrès dans le sens de la quête de la plupart des audiophiles d’un son plus analogique ou naturel, déchargé des duretés et des approximations. Les alimentations et l’horloge interne anti-gigue (jitter) y sont sûrement pour quelque chose.

En conclusion, le passage à la NEW BETA R vaut le coup, au moins si on est dans ce niveau d’exigence, de qualité… et de prix. L’association avec ma ligne Goldmund vintage est parfaite.


Pour optimiser le système, il reste à voir comment bien exploiter la Rosita Engine avec les autres lecteurs présents sur le mac comme VLC.

Ce qui conduit à la question de la lecture de fichiers en Haute Résolution (Hi Res) qui va être abordée dans la suite.


POURQUOI LA ROSITA NEW BETA ?

Avant de choisit finalement ce modèle, il a fallu - beaucoup - réfléchir à l’avenir du dématérialisé chez db system et les autres constructeurs.

En 2019, et dans cette gamme de prix, l’offre chez eux se résume à deux modèles: la Delta HD et la Neutron Star. La Delta possède encore une partie wifi et la Neutron n’en a plus du tout .

L’avenir serait donc au DAC (convertisseur numérique/analogique). Il se trouve qu’en novembre 2019, j’ai eu la chance d’aller aux journées de HiFi LInk (merci Patrice) et que j’ai entendu le même discours : le wifi est dépassée. L’Airport 2 d’apple n’offre pas assez de bande passante et l’Airport 3, s’il arrive, sera présent trop tard. Avec la généralisation en cours des enregistrements dits en Haute Résolution, et le streaming des sites spécialisés comme HD Tracks (le précurseur aux USA), puis Qobuz en France et Tidal, le wifi, limité au 16/44 ne peut pas suivre de tels flux.

Dès lors, soit on opte pour des réseaux propriétaires dédiés de type DNLA qui traite du wifi ou du filaire  (consortium avec entre autres, Intel, Microsoft, Nokia, Samsung, Sony, et beaucoup d’autres), soit, on en revient aux câbles traditionnels : RJ45 (ethernet, fibre, SPDIF ou USB…).

Lorsque j’ai pris conscience de ce retour (provisoire ??) au câble, je me suis revu dans les années 1990 lorsque j’avais acheté avec beaucoup de bonheur mon Wadia 32 avant de passer à l'extraordinaire Wadia 2000). On parlait de convertisseur et pas de DAC, mais c’est évidemment la même chose.

D’où ma double perplexité : Je ne suis pas convaincu de l'intérêt de la Haute Résolution d’une part, et je me souviens des problèmes des câbles. C’est d’ailleurs pourquoi j’avais été séduit dès 2007 par la Rosita qui nous affranchissait des câbles et de tous les problèmes vibratoires ou électromagnétiques afférents, sans compter la résolution des erreurs de lecture des CD.

Comme je ne suis pas convaincu par la HR et que j’en écoute peu, que j’ai une grosse discothèque ripée sur CD et que je dois envoyer le son des DVD vers la Rosita sur plusieurs mètres de distance, le wifi semblait encore la bonne solution, au moins pour quelques années.

Le pur DAC Neutron Star était écarté, et la solution intermédiaire Delta HD aussi, au moins pour le moment, d'où mon choix, plus raisonnable, de la BETA New R.

La New Beta R dans son environnement. Le Mimesis 2, le tuner Sansui et un magnétocassettes Teac en dessous (toutes mes archives ne sont pas numérisées !!)

Ceci dit, cette longue recherche de la meilleure solution m’a conduit à quelques réflexions générales sur l’avenir de la Hifi, d'autant que Goldmund a publié en 2019 une sorte de prise de position sur l’intérêt assez relatif de la Hi RES (Haute résolution). Venant de gens qui sont dans l’innovation, parfois dans la disruption mais toujours dans la très haute qualité, leur point de vue mérite d’être examiné.

 

 

Abandonner la transmission en wifi ?

C’est le premier point sur lequel un consensus semble s’exercer : le wifi n’est pas capable - dans ses protocoles actuels de type Airport - de passer de la HI RES.

Pour beaucoup de gens, ceci est acquis en 2019. On doit donc (de nouveau !) et impérativement passer par des câbles. Mais lorsque j’entends un responsable de Qobuz affirmer qu’il suffit d’une liaison RJ45 (ethernet), même sur plusieurs mètres, pour avoir de la qualité, il est permis de sourire. Le RJ45 est adapté à l'informatique, mais pas à l’audio, ou alors sur des très courtes distances, et encore. De même pour la fibre optique de type TosLink. La meilleure solution est sûrement le S/PDIF, à condition d’adjoindre un boitier de conversion USB, de type Audiophilea ou Berkeley et de travailler avec soin les alimentations secteur et les comportements vibratoires de tous les éléments du système…

Si les distances sont très courtes, ça peut être jouable, mais ce n’est pas toujours facile, sauf à opter pour un ordi dédié de type mac mini, au besoin traité audiophile (db system le propose).

En outre, on perd la facilité de transmettre facilement le contenu de son smartphone, par exemple le son d’une vidéo…

Ce genre de configuration est peut-être adapté à une utilisation quasi exclusive du streaming (de type Qobuz, Spotify ou Tidal), mais dans tous les autres cas, je reste réservé.

Un des avantages de la Rosita en wifi était justement de s’affranchir des soucis de pollution de transmission par cables au profit du wifi, beaucoup plus «pur». De ce point de vue, remettre des câbles n’apparait-il pas comme une régression…

Venons-en à présent à la raison essentielle du rejet du wifi : son incapacité à retransmettre la HI RES puisqu’il a été calibré pour du 16/44 ou du 16/48 (format des anciens enregistreurs DAT comme mon Sony).

C’est indubitable si l’on veut du HI RES, la bande passante n’est pas suffisante, il faut d’immenses mémoires tampon, d’où des coupures de son.

D’où la question fondamentale : faut-il VRAIMENT de la haute résolution ??


La HI RES est-elle vraiment justifiée ?

Au plan du marché dominant de masse de la Hifi, la question est réglée. Un peu comme la course aux pixels en photo. Les consommateurs sont persuadés que plus il y en a, meilleure sera la photo. De même qu’en audio, autrefois, ce furent les watts… 

Aujourd’hui, il faut des arguments plus sophistiqués, d’où le discours sur le Wifi et la HI RES.

Notre question se recentre donc sur le gain intrinsèque apporté ou non par la Haute Résolution.


Je dois avouer que la lecture de la prise de position de Godlmund (publiée le 12/3/2019 à partir d’un article de 2015) a conforté une partie de ce que pensais mais sans que je sois capable d’apporter autant de précisions techniques.

Ce texte est tellement important - et peu repris dans les revues ou les sites de Hifi - que j’en ai effectué une traduction (pfd) avec Google Traduction.

Si vous préférez l’original en anglais : Does High Resolution Audio sound better ?)

Voici le résumé de la position de Goldmund, présentée par le Laboratoire de Goldmund et le journaliste Brent Butterworth  :

Les avantages potentiels de la HI RES

  1. -Largeur de bande supérieure et plus grande plage dynamique : Quand Philips a choisi un échantillonnage 44 100 fois par seconde (c’est le fameux 44,1 KHz), ceci assurait une bande passante de 20 Hz  à 20 KHz correspondant à la sensibilité humaine maximale (on sait que l’on dépasse rarement les 15 KHz, surtout les hommes).

  2. -Le codage sur 16 bits assure 2 16 combinaisons de sons différentes, soit  65 536 et une dynamique de 96 dB (à raison de 6 dB par bit). Avec 24 bits, on atteint 2 24 combinaisons soit 16 777 216 et une dynamique de 144 dB. En DSD, on atteint 2,8 Mhz, soit un niveau de combinaisons infiniment plus élevé, mais avec d’autres problèmes trop longs à détailler ici.

L’article de Goldmund explique que 96 dB de dynamique suffisent amplement pour toute reproduction musicale. Associés aux 24 bits, ils permettent d’être plus tranquille pour enregistrer sans bruit de fond et sans craindre des saturations toujours dramatiques en numérique (j’en sais quelque chose avec mon Nagra). De même, une fréquence de 66 KHz serait nécessaire (inférieure au 96 KHz classique) pour être certain que le seuil de sensibilité des oreilles aux micro décalages temporels est bien dépassé. Celui serait de l’ordre de 15 micro secondes, soit 0,15/1000 s. Et c’est là qu’on pourrait plus justement affirmer que le 44, 1 KHz peut être insuffisant sur des signaux hyper complexes avec lesquels le risque de décalage temporel augmente (genre grand orchestre symphonique)

De toute évidence, si le 24 bits/96 KHz peut se justifier pour toutes ces raisons, et est utilisé dans la plupart des studios d’enregistrements il n’en est peut-être pas de même pour les formats supérieurs comme le 192 ou le 384 KHz.

Après avoir déroulé les avantages potentiels de la Hi Res, l’article passe aux inconvénients :

Les inconvénients potentiels de la HI RES

  1. -Augmentation de la distorsion, en particulier celle d’intermodulation qui augmente avec les fréquences ultra sonores.

  2. -Risques pour les tweeters avec ces mêmes fréquences ultrasonores, à partir de 25 ou 30 KHz surtout avec les électroniques de moyenne gamme non équipées de circuits de protection sophistiqués. Et si onen  ajoute trop, on perturbe tout le reste de l’amplification (théorie de l’amplificateur  «fil droit»).

  3. -Complexité technique d’un bon usage du suréchantillonnage. Beaucoup de convertisseurs suréchantillonnent à 92 KHz et redescendent ensuite à 44,1 pour les étages finaux de décodage.

  4. -Inutilité du 96 KHz pour la dynamique. Celui ne fait qu'accroître une plage déjà largement suffisante (d’environ 60 à 80 dB)  entre le silence d’un studio d’enregistrement traité (le silence est à 30 dB et le fff à 110 dB, soit 80 dB de dynamique). Le 16 bits et ses 96 dB suffisent largement.

  5. -Des expériences sur le suréchantillonage et la perception des sons ont été menés et n’ont rien prouvé en terme d’amélioration auditive perçue. Le site de Brent Butterworth  propose quelques tests intéressants…

  6. -L’article traite ensuite  du DSD et du SACD en avançant qu’on n’a pas constaté d’amélioration probante.

Au final, pour Goldmund, la Hi Res ne se justifie donc pas vraiment…

Mais, le marché la veut, le marketing de la nouveauté et du toujours plus y pousse. Et beaucoup de vendeurs aussi : il faut bien renouveler le matériel. Si on compare avec le marché des téléviseurs, on voit que les effets de mode ont entrainé des vagues de remplacement pas toujours justifiés.

En ce qui concerne le wifi, Goldmund l’utilise, mais dans un format propriétaire pour se passer de câbles entre préampli et ampli ou entre ampli et enceintes.

Ci-contre, une de leurs enceintes Métis avec son antenne…

Ils sont très avance sur ces questions avec des enceintes qui contiennent non seulement un ampli mais aussi le convertisseur chargé de traiter les fréquences dévolues au haut-parleur.

Cedi dit, cet article («white paper») a levé de gros débats sur Audiophile Style en 2015 et la position de Goldmund très critiquée… De même que Audiogon

J’en profite pour signaler un site rassemblant les articles de Goldmund.


Que sera l’avenir de la Hi Res ?

Il est fort probable que tout bascule ce ce côté. On a des précédents. On a bien dit - et vu - que le CD enterrait le vinyle même si ce dernier est toujours là, et même en augmentation sur des marchés de niche.

Alors, prévoir la mort du 16/44,1 est certainement un peu exagéré. Toutes ces technologies cohabiteront.  Chacun y trouvera ce qu’il voudra. Le marketing du toujours plus n’a pas tué le vintage, au contraire…

Ceci dit, il ne faut pas confondre les bornes, en tant qu’extension des réseaux, et le protocole Airport en lui-même qui reste la propriété d’Apple.

Personnellement, je souhaiterais une nouvelle norme wifi adaptée à l’audio si c’était possible. Cela aurait pu être Airport 3, mais Apple a abandonné la vente de toutes ses bornes Airport en 2018 en conseillant des solutions Linksys, Netgear ou autres… Et il n’est pas dit qu’ils passent à la Hi Res sur Music car le leur Lossless suffit très largement. Mais avec Apple, on peut toujours avoir des surprises. Il suffit d’observer à quelle vitesse ils ont transformé le modèle économique de iTunes, historiquement basé sur le téléchargement, en un site de streaming qui a très vite gagné 20 millions d’abonnés.

Qui pourra proposer une solution aussi facile que l’Airport express  et qui permettra de passer de la Hi Res sans perte pour remiser les DAC à câbles au rayon des accessoires dépassés ? Apple ? Un indépendant ?

Avec la nouvelle norme Wifi 6 qui améliore et remplace les anciennes (802.11a/b/g/n/ac/ax), on peut atteindre le 200 Mb/s sur la bande 5 MHz. Le Wifi 6 est capable de découper le flux en sous canaux autogérés qui pourraient accepter facilement toutes les informations de la Hi Res. Ce n’est pas pour rien que les joueurs en réseau (les gamers) qui ont de très forts besoins de grosse bande passante plébiscitent cette norme. Alors que font les fabricants d’audio ??

Le Wifi 802.11ac assure déjà des débits considérables, ce que l’on voit sur cet iPhone X raccordé en wifi à un réseau fibre optique : On dépasse les 100 Mb/s !

Et ce serait impossible de faire passer de l’audio Hi Res en wifi ??

Il y a assurément quelque chose que. je ne comprends pas.

Est-ce un rêve de retrouver une belle transmission en wifi plutôt que des vieux câbles ? 

C’est aussi ce qui explique que, comme indiqué ci-contre, j’ai fait le choix de garder le wifi intégral de la Rosita Beta New R pour son côté convivial, pratique, ouvert et sa qualité largement suffisante en 16/44. Sa borne Airport accepte sans brocher du 100 Mb/s et la grosse mémoire tampon fait le reste.

Un dernier point : toutes ces normes ne signifient pas grand chose par rapport aux techniques des studios (sans parler de l’interprétation elle même…).  Nous avons tous des exemples de vieux enregistrement présentant une présence exceptionnelle, du genre de We Get Request de Oscar Peterson, ou des Dave Brubeck, des Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, ou de tant d’autres, en chanson, en jazz ou en classique.

Là où il pourrait y avoir débat scientifique, c’est entre la réserve affichée de Goldmund contre la Hi Res et le fait que leurs électroniques (préamplis et amplis) vont très très haut dans les fréquences, jusqu’à plusieurs centaines de KHz voire 1 ou 2 Méga-Hz alors que nous ne dépassons pas le 20 KHz pour les ondes sonores.

En fait, ce traitement des très hautes fréquences électriques est une garantie contre les fameux décalages temporels auxquels l’oreille est tellement sensible, bien plus que les autres facteurs. En étant capable de monter jusqu’à 500 Khz ou 1 MHz, l'électronique restitue mieux en phase tous les sons audibles d’où cette «limpidité» propre à la marque. Les Mimesis 2 et 3 montent à 500 KHz à 1 dB et d’autres modèles dépassent le méga-hertz.

Ceci dit, le débat reste ouvert, mais les questions de temporalité semblent bien plus essentielles que la dynamique et les autres arguments présentés par le marketing de la nouveauté.