SHINDO RA 342

 

BREVE HISTOIRE DE SHINDO Lab

Shindo Laboratory Co., Ltd.a été créé en 1977.

1978: développement de l'amplificateur mono à tube à vide RA124D Offrant RA1474 avant la classe.

1980: offre un amplificateur mono A124B de 28 W, une sortie de bétail des produits américains TRIAD.

1981: lancement de l'amplificateur RA186 pour une sortie mono 25W, tube à vide Western Electric 300B, transformateur TRIAD.

1982: RA324 et RA252 mono après l'offre de l'amplificateur Cantabile MA288S font également leurs débuts. 

1983: lancement de quatre modèles de grade mono: sortie RA42 de 10W avec Western Electric Double pole 42; 6B4G de sortie 10W, tube 6.3V avec 2A3 6B4G; 

RA342II sortie 20W, avec tubes EL34

la sortie de type RA349 10W, le tube Western Electric 349A.

1983: offre un tube 300B Western Electric 300B à sortie asymétrique 300B; a lancé RA1561 équipé d'un étage d'amplificateur phono MC intégré.

1984: les phono 101 et 77 MC stimulent le marché.

1985: année un souffle lancé plusieurs nouvelles machines sont de niveau avant ALLEGRO 604S, le niveau avant RA1474II, après GRAZIOSO EL34, sortie 10W, sortie mono CONCERTO 8W avec triode Siemens Ed L'opération push-pull de classe A, le type 77, le type 25 la sortie mono niveau 25W Enfin, il y a la sortie mono niveau CANTABILE 22W avec tube à vide EL34.

1986: Amplificateur mono F2A SINHONIA, sortie 40W pour tube à vide Siemens F2A.


Source de la photo :

https://twogoodears.blogspot.com/2014/02/ken-shindo-passed-away.html

Source des infos :

https://www.audioaficionado.org/showthread.php?t=16814


Voir aussi 6 Moon :

http://www.6moons.com/audioreviews/mlroadtour1/roadtour.html


COMPTE RENDU D’ECOUTE

Un mot : Magique !

Grave tendu, très ferme et très présent : on peut dire majestueux. Plus besoin d’envisager un caisson.

Crainte levée sur le risque de «boum/boum» : le grave est fort quand il y en a. C’est net sur les voix : pas de renflement, même à bon niveau.

Impression d’un accord parfait avec les Dialogues.

Velouté assez exceptionnel de toute la gamme sonore.

Impression de présence beaucoup plus forte, la musique est comme incarnée.

Plus d'impression de reproduction (même très bonne).

On se sent vraiment impliqué - Pas de risque d'une écoute machinale.

Aigu doux et soyeux (tout en montant très haut mais sans dureté artificielle)

Crainte levée : perte dans l’extrême aigu : aucune, ça file très haut y compris sur le triangle ou des synthés très haut perchés.

Médium magnifique de velouté.

Attaques puissantes et instantanées. Sensible en symphonie et grands orchestres.

Son des vents plus présents et réalistes : ça souffle vraiment. Plus de duretés.


Sans changement de la localisation des enceintes : positionnement parfait, scène large et aussi précise qu’avant moyennant une infime balance vers la droite effectuée aux potentiomètres des amplis.

Stabilité absolue des interprètes -sauf le début de la Kreutzer par Perlman !!

Le son des violons solistes provient d’un peu plus haut.

Profondeur peut-être un poil moins grande.

Le son vient de moins en arrière des enceintes (sur une ligne juste derrière)..


Configuration :

OMT sous la Rosita. Hippocrène sous le Mimesis 2. Plaques sous les amplis, disposés au milieu.


Les deux Shindos dans leur cadre :








 

LE TUBE, oui mais avec SHINDO !!

PEUT-ON FAIRE MIEUX QUE LE MIMESIS 3 ?

Comme beaucoup d’audiophiles, j’ai toujours été tenté par des amplis à tubes.

Mais, après chaque démonstration, j’étais partagé :

Qualités :

Ampleur du grave.

  1. Côté chaleureux des voix, surtout si la source conservait les duretés du numérique.

  2. Chaleur du haut médium.

  3. Esthétique (pas t oujours !) des matériels.

Inconvénients :

  1. Lenteur d’ensemble, surtout sur les graves.

  2. Côté emphase du médium.

  3. Lourdeur du message.

  4. Manque de localisation ultra précise des scènes sonores en largeur, en hauteur et en profondeur.

  5. Aspect trop chaleureux et assez loin de la réalité du concert.

Certes, on peut trouver plein d’autres considérations, mais celles-ci restaient pour moi les plus marquantes. Il faut dire que l’aspect qui m’avait toujours attiré cherz Goldmund (et avant chez Naim) était cette rapidité incroyable, comme au concert, surtout pour la musqiue classique.


Une question philosophique ?

Que cherche-t-on au fond en HiFi ? Pour moi, il ressort d'innombrables discussions et réflexions deux axes fondamentaux.

Veut-on le BEAU ou le VRAI ?

J’ai l’impression que le tube est du côté du Beau, il est chaleureux et agréable, il gomme des défauts du numérique, et c’est très bien si c’est ce que l’on cherche en Hifi. Le Vrai doit restituer l’émotion d’un concert. C’est pour moi le critère essentiel. Tout doit rappeler la réalité que l’on a entendue et vécue. C’est même à l’origine d ela HiFi. Le problème, c’est que le Vrai n’est pas toujours beau. Au concert, certains sons ne sont pas agréables. Tandique que si l’on a le Beau, peu importe que ça soit vrai ou non, on est heureux.

Beaucoup de forums tournent autour de cette question sans jamais la formuler aussi nettement.

Bref, sur le critère du vrai, l’association Tout Goldmund (Mimesis 2, Mimesis 3 et Dialogues) est exceptionnelle. Que de foisn de retour d’un salon, je me suis dit que décidément, ce n’était pas le moment de changer.

Cependant, il restait un petit manque vis-à-vis du concert : moins d’ampleur, de chaleur, de présence, un peu moins de grave.

En 2017, j’avais eu l’occasion d’écouter un très vieil ampli japonais Shindo d’unbe des premières séries sur mon système, «juste pour voir». Ce fut une claque. Nous savons tous à quel point la mémoire auditive peut être précise et forte lorsqu’elle enregistre quelque chose d’exceptionnel. Ce fut le cas ce jour là malgré des raccordements bricolés et un des amplis ayant besoin d’une révision associée à des changemenst de tubes.

Malgré cette surprise d’un son incroyable qui réunissait enfin le Beau et le Vrai avec toutes les qualités de rapidité de Goldmund en lui adjoignant une chaleur, une présence jamais trainante, je ne donnai pas de suite pour deux raisons : le budget, quand même conséquent même pour des électroniques d’une trentaine d’années, et surtout le look absolument horrible. Un assemblage de tôle emboutie marron sans aucune forme agréable. L’affaire en resta là pendant presque trois ans.

Toujours à la recherche d’un peu plus d’assise dans l’extrême grave et de présence orchestrale, je devais acquérir un caisson Goldmund. L’affaire était faite,mais presque un hasard me fit hésiter et demander des nouvelles de cet abominable ampli : il était toujours disponible (je me dis en moi même : «pas étonnant pour une telle horreur…»). Il en avait même un autre tout en haut de la gamme et au look moins sinistre. Je devais le ramener le lendemain. Malheureusement, il fut impossible de le raccorder au préampli Mimesis 2. Ce fut une déception et je crus dire adieu au son Shindo, tellement envoûtant.

On l’aura compris : l’horreur (en fait un RA 342) était toujours là. Et il fonctionnait toujours aussi merveillement y compris sur des Goldmund Apologue ! Que faire ? L’amour du beau son et la chance incroyable d’acquérir une telle pièce, même plus ancienne que le plus cher, même d’une mocheté à vous obliger à fermer les yeux pour l’écoute me poussa à la grande décision : Je laissai mon Mimesis 3 au look merveilleux pour deux grosses boîtes de tôle./

Voici quelques vues des monstres :


Il faut avouer que j’avais prévu de les faire «habiller» en un peu moins moche avec inox et bois. Et bien sûr, au fil du temps, nous nous y sommes habitués. Ils resteront dans leur jus d’origine !!

Dans n’importe quel environnement, on ne peut pas ne pas les remarquer…